Insuffisance veineuse et voyage : tous les conseils

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Voyage et insuffisance veineuse

 

Voyager avec une insuffisance veineuse est tout à fait possible, à condition de faire attention.

Pour prévenir tout risque d’aggravation de la maladie veineuse voire de thrombose, il peut être utile de consulter son médecin avant le voyage pour lui demander son avis et les précautions à prendre.

Insuffisance veineuse et voyage en avion :

La station assise, immobile et prolongée dans une cabine pressurisée aggravent les risques habituels liés à l’insuffisance veineuse et augmentent les possibilités de phlébite. D’autres facteurs de risque concernent le passager lui-même (cf. les recommandations de l’OMS en 2011) :

  • antécédents de thrombose personnels ou familiaux,
  • prise d’oestogènes,
  • grossesse, accouchement récent et 6 mois après une césarienne,
  • intervention chirurgicale récente,
  • cancer évolutif,
  • surpoids médicalement constaté.

Comment minimiser les risques de thrombose veineuse en avion ?

Pour minimiser ce risque il convient :

  • d’avoir une bonne hydratation en buvant beaucoup et régulièrement en petite quantité (boissons sans alcool),
  • changer fréquemment de position,
  • de porter des bas de contention classe II si vous êtes un patient « à risque » donc avec une antériorité au niveau de l’insuffisance veineuse Si vous n’êtes pas un adepte des bas de contention, vous pourrez toujours les enlever une fois arrivé à destination, en attendant de récupérer les bagages,
  • s’habiller de vêtements amples,
  • faire de petits exercices pour dynamiser le retour veineux. Levez-vous pour aller aux toilettes, marcher dans le couloir, faîtes du « talons-fesses » avec vos jambes, faîtes des rotations avec vos chevilles.

Si vous avez des douleurs violentes pendant le voyage, il faut absolument prévenir le personnel d’équipage.

Dans certains cas, l’insuffisance est si développée, que votre médecin pourra vous « interdire » de faire un voyage prolongé en avion même en prenant toutes les précautions d’usage. C’est un avis médical, lui seul peut le faire en fonction d’un diagnostic posé et clairement établi.

Les phlébites asymptomatiques concernent 1 % des passagers pour des vols de plus de 7 heures. Cela peut paraître peu, mais c’est énorme compte-tenu de la densité du trafic aérien.

Insuffisance veineuse et voyage en train :

il s’agit de faire des petits exercices comme ceux indiqués pour l’avion.

Le déplacement est plus aisé, autant en profiter pour aller au wagon-restaurant et se dégourdir les jambes.

Insuffisance veineuse et voyage en voiture :

L’avantage de ce mode de transport, c’est l’indépendance. Le mieux est de s’ arrêter toutes les deux heures – ou à chaque fois que le besoin se fait sentir – pour vous reposer, marcher 5 à 10 minutes et repartir du bon pied.

Insuffisance veineuse et voyage, pour aller plus loin :

Les Cahiers de la compression et de l’orthopédie ont fait un dossier documenté sur ce thème spécifique.

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